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Le Fast Ethernet  
 

 

1. Introduction

   Dans les années quatre-vingts, les réseaux locaux ont connu un fort développement qui a vu s’imposer deux normes : Ethernet et Token-Ring.
   Pour répondre à des besoins en bande passante de plus en plus grands, la technologie des réseaux locaux (LAN) se devait de proposer des solutions aux utilisateurs.
   La réponse des constructeurs s’est d’abord faite en optimisant les solutions déjà existantes, à savoir passer du 10Mb/s partagé au 10Mb/s commuté. Cela en développant une nouvelle gamme de matériel, les commutateurs Ethernet qui permettent d’attribuer la totalité de la bande passante à chaque utilisateur et ce, pendant la durée de sa connexion.
   Après de multiples évolutions de la norme pour répondre à des besoins en bande passante toujours plus grands, la solution Ethernet 10Base-T a finalement prédominé pendant de nombreuses années.
   Mais malgré les adaptations du 10base-t, du partagé au commuté, la croissance quasi exponentielle des besoins en bande passante fait que l’on doit maintenant se tourner vers des réseaux qui assurent de plus hauts débits : Les réseaux à 100Mb/s.
   Actuellement deux solutions répondent pour la norme Ethernet :
   100Base-T (et ses sous familles) héritier direct du 10Base-T qui a pris comme nom, le « Fast Ethernet ».
   100VG-Anylan qui s’adapte aux réseaux existants et dont nous parlerons brièvement.
   Ces deux solutions ont amené deux groupes de travail dépêchés par l’IEEE pour développer les deux formules qui sont connues comme étant respectivement les recommandations 802.3 et 802.12 de l’IEEE.

2. Le Fast Ethernet

La famille 100Base-T

Le 100Base-T a l’avantage de conserver la majorité des caractéristiques d’Ethernet sur paire torsadée, aujourd’hui bien connu et validé à grande échelle (près de 30 millions d’équipements connectés).

100Base-T propose de garder la méthode d’accès d’origine : le CSMA/CD (Carrier Sense Multiple Access with Collision Detection) avec ses qualités (simplicité, efficacité et rapidité) et ses défauts (non déterministes), la gestion des collisions, le format et la longueur des trames et des adresses et même l’émission en bande de base (voir annexes pour plus de détails). Cet aspect très conservateur et la pression des constructeurs ont permis à la technologie 100Base-T d’être intégrée à un groupe de travail du comité 802.3 supplément u et donc d’apparaître comme une extension d’Ethernet, et non pas comme une technologie concurrente ou de remplacement.

Le Fast Ethernet Allience (composé de nombreux constructeurs et acteurs des LAN qui produisent ensemble plus de 60% des équipements Ethernet, mais aussi de sociétés de logiciels) participa à la mise en œuvre du Fast Ethernet.

Il existe différents Ethernet à 100Mb/s en fonction des supports :

Les aspects conservateurs du 100Base-T permettent aussi aux utilisateurs ayant adapté leur câblage aux besoins du 10Base-T (2 paires seulement par accès) de migrer vers le 100Mb/s sans mettre en question leur installation.
En effet, le 100Base-T incorpore la distinction de l’utilisation d’un média à 2 paires torsadées non blindées (UTP) de catégorie 5 sur une longueur de 100 mètres, c’est le 100Base-TX.
Pour les câbles en UTP de catégorie 3 ou 4 le 100Base-T nécessite 4 paires, et propose une autre technologie : le 100Base-T4.
Le 100Base-FX utilise lui 2 fibres optiques multimode à gradient d’indice.

Notons qu’il n’est plus question de câbles coaxiaux standard ou fins, nous ne considérons que les câbles dits structurés : paires torsadées et fibres optiques.

Les nouveautés du Fast Ethernet

Le passage à 100 Mb/s sur les câbles en paires torsadées nécessite la prise en compte de la qualité du câble. Les câbles coaxiaux sont abandonnés malgré leurs performances en transmission de données. La norme 100Base-X ne prévoit pas leur utilisation.
Une nouvelle interface physique est définie afin de séparer plus proprement la couche MAC (Medium Acces Control) de la couche physique ; offrir une interface commune quels que soient le câble et le codage utilisés, ce que ne permet pas l’interface AUI (Attachement Unit Interface)

Des fonctions de management sont définies au niveau de la couche 1, ce qui n’est absolument pas prévu dans les matériels Ethernet 10Mb/s. La compatibilité avec les matériels des réseaux Ethernet 10Mb/s est assurée.

La couche physique du Fast Ethernet

La norme 802.3u, norme Ethernet Rapide 100Base-T, est plus structurée que la norme Ethernet à 10Mb/s. En effet, deux types de codage sont prévus pour s’adapter aux différentes qualités de câblage, en particulier au câblage en paires torsadées de catégorie 3. La structure de la norme 10Base-T ne permet pas de prendre en compte différents codages.

Le schéma ci-dessous présente les différentes couches de l’architecture Fast Ethernet en faisant le parallèle avec les couches OSI.

Architecture ethernet rapide

MDI : Medium Dependant Interface

La norme 100Base-T définit, en dessous de la couche MAC, les niveaux suivants :
Reconciliation sublayer
MII : Media Independant Interface
PCS : Physical Coding Sublayer
PMA : Physical Medium Attachement
PMD : Physical Medium Dependant

Les parties Reconciliation sublayer et MII assurent une interface commune à la couche MAC, quel que soit le codage physique et le type de câble utilisé. Les services offerts à la couche MAC par la couche physique restent identiques, que ce soit 10 ou 100 Mb/s. Seule l’horloge de base diffère.
MII est une nouvelle interface qui permet d’assurer l’indépendance de la couche MAC par rapport à la couche physique.
Les parties Reconciliation sublayer et MII n’existent pas dans la norme 10Mb/s, mais lui sont compatibles.

Physical Coding Sublayer est chargée du codage physique des signaux sur le câble. Le miracle, qui consiste à pouvoir travailler à 100 Mb/s sur un câble en paires torsadées prévu pour une fréquence maximale de 16 MHz, est assuré à ce niveau (explication voir annexes).

Physical Medium Attachement réalise, comme son nom l’indique, la connexion sur le câble. Il s’agit de la génération et de la réception des signaux, des notions d’horloge et de synchronisation...

Physical Medium Dependant définit la « connectique » et l’interface physique de connexion sur le câble. Cette sous-couche concerne uniquement les câbles en paires torsadées de catégorie 5, 100Base-TX, ainsi que la fibre optique 100Base-FX. Ces deux types de câbles utilisent le même codage, et ils utilisent la même sous-couche Physical Medium Dependant. C’est pour permettre d’utiliser la même sous-couche PMA sur différents types de câbles que la sous-couche Physical Medium Dependant est définie.

Le management

Une évolution importante de la norme 100Base-T par rapport à la norme à 10Mb/s réside dans les fonctions de management qu’offre la couche physique 100Base-T. Rien n’existe  cependant au niveau de la couche MAC : celle-ci restant identique à la couche MAC spécifiée par la norme Ethernet à 10Mb/s (que nous n’avons pris la peine d’expliciter ici, l’exposé devenant alors trop long).

Les fonctions de management s’articulent autour de plusieurs domaines.

Le premier concerne le contrôle et la configuration du transceiver. Il est présent dans tous les matériels 100Base-T. Neuf paramètres sont configurables : ré-initialisation de l’équipement. La durée maximale de l’initialisation est de 0,5 secondes ; mode en boucle (loop back) permettant d’effectuer un test local d’émission – réception ; sélection de la vitesse (10 ou 100 Mb/s) ; autorisation du processus d’auto-négociation, qui permet la configuration et la reconnaissance automatique des deux équipements connectés aux extrémités d’une liaison ; arrêt, ou plus exactement diminution, de l’alimentation du transceiver afin de réduire sa consommation tout en le maintenant contrôlable (Cette commande peut être intéressante pour des équipements sur batterie comme des ordinateurs portables) ; Isolement électrique des voies émission et réception du transceiver à l’interface MII. L’isolement permet de connecter plusieurs tranceivers sur une même interface MII : un seul sera actif à un instant donné ; relance du processus d’auto-négociation, par exemple en cas de problème liaison ; fonctionnement en mode duplex. Ce mode est prévu mais n’est pas encore normalisé ; test du signal de collision, qui permet de valider le circuit d’indication de collision du transceiver.

Un processus particulier, l’auto-négociation, est destiné à gérer de manière automatique certains de ces paramètres, la vitesse par exemple. Par contre la norme ne précise pas qui peut gérer les autres paramètres tels que l’isolement électrique ou la diminution de l’alimentation. Ils sont pilotés manuellement ou via une application spécifique.

Le deuxième domaine traite de l’état du transceiver. Onze indications sont données et sont présentes sur tous les matériels 100Base-T. Les principales indications sont :
Capacité à fonctionner en mode 100Base-T4.
Capacité à fonctionner en mode duplex ou normal (hal-duplex) en 100Base-X.
possibilité de fonctionner en mode duplex ou normal (half-duplex) à 10Mb/s.
Détection d’un défaut distant (de l’autre coté de la liaison).
Etat de la ligne (détection de porteuse, c’est à dire témoin de la validité de la liaison physique. C’est la fonction link detection de la norme 10Base-T).

100Base-T4

La norme 100Base-T4 définit l’utilisation des câbles en paires torsadées de catégorie 3 pour les réseaux Ethernet Rapide à 100Mb/s. 100Base-T4 signifie 100Mb/s en bande de base sur câble en paires torsadées, avec quatre paires.
Cette norme comprend :

La sous-couche PCS (Physical Coding Sublayer), qui traite du codage physique des signaux sur le câble et l’interface MII. Le codage 8B6T (8 Bits pour 6 Transmissions) utilisé est très évolué, puisqu’il permet d’atteindre un débit de 100Mb/s avec une fréquence fondamentale des signaux de 12,5MHz.
Physical Medium Attachement qui concerne la connexion sur le câble, les spécifications du câble, la gestion physique de la liaison...
L’émission et la réception sont effectuées chacune sur 3 paires. Le câble utilisé est le câble de catégorie 3 spécifié par l’EIA/TIA 568 et doit comporter 4 paires. Sur ces quatre paires, une est réservée à l’émission (contacts 1 et 2 repérés du coté station) et une à la réception (contacts 3 et 6), comme pour les liaisons 10Base-T. Par contre, les deux autres paires 4, 5, et 7, 8 sont bidirectionnelles afin d’attribuer effectivement 3 paires à l’émission et 3 paires à la réception.
Enfin, la phase d’auto-négociation, qui permet aux deux équipements en liaison de se mettre d’accord sur un mode de fonctionnement, est réalisée par la couche PMA.

Gestion signaux/câblage

Le principe de la validation est celui de la liaison physique utilisé en 10Base-T, principe basé sur la fonction link detection, est maintenu pour les réseaux 100Base-T4, 100Base-X. Lorsque aucune trame n’est émise, chaque équipement émet sur la paire émission une succession de signaux de test (link test pulse) entrecoupés de silences. Ce signal est attendu sur la paire de réception par le transceiver à l’autre extrémité de la liaison. Ce transceiver vérifie ainsi l’intégrité de la ligne ou plutôt de ce qui est pour lui la paire dédiée à la réception (paire 2).
Les périodes de silence sont de 1,2 millisecondes et permettent de minimiser la consommation de courant. Cela a été défini en pensant aux matériels alimentés par batterie.
Sur la plupart des transceivers, un voyant vert permet de vérifier l’état de la ligne, grâce à cette fonction de link detection.
La fonction de link detection permet aussi de déterminer le type du matériel connecté à l’autre extrémité de la liaison : 100Base-T4 ou 100Base-TX. La reconnaissance se fait grâce au signal émis.

La tension des signaux émis sur les différentes paires varie de -3,5 volts à +3,5 volts. Chaque paire est dotée de sa propre horloge. Les premiers signaux reçus sont utilisés pour la synchronisation des horloges et pour la prise en compte du décalage des signaux entre paires. En effet, les paires n’ont pas exactement la même longueur et les signaux ne se propagent pas exactement à la même vitesse. La tolérance entre les paires est de 50 nanosecondes, soit une dizaine de mètres (ce qui est énorme).
Il est admis que le transceiver utilise le premier paquet qu’il reçoit après une initialisation ou la connexion du câble pour mesurer précisément les différences entre les paires.
Comme pour tous les autres transceivers, le transceiver 100Base-T4 assure l’isolation électrique entre le câble et l’interface MII.

La norme 100Base-T4 prévoit une atténuation maximale de 12,5 dB jusqu’à 12,5 MHz, avec un temps de propagation inférieur à 570 nanosecondes. Ce temps correspond à une longueur de 100 mètres pour des câbles avec un coefficient de vélocité d’environ 0,6. Il est donc possible d’aller un peu au-delà de la centaine de mètres avec des câbles dotés d’un coefficient de vélocité plus important (0,72 en général).
La para diaphonie à 12,5 MHz doit être supérieure à 24,5 dB pour le câble et 40 dB pour les connecteurs.

100Base-X

Le 100Base-X comprend les types de câbles suivant :

Câble 100 ohms de catégorie 5.
Câble 150 ohms (STP, Shielded Twisted Pair).
La fibre optique multimode à gradient d’indice.

Ces câbles utilisent les mêmes sous-couches PCS (Physical Codong Sublayer) et PMA (Physical Medium Attachement). L’ensemble de ces spécifications est rassemblé sous le même terme générique 100Base-X.

Comme pour la norme 100Base-T4, la sous-couche PCS 100Base-X gère l’interface MII et utilise un codage particulier 4B/5B. Ce codage (4 bits de données pour 5 bits réels) est également employé par les réseaux FDDI.

La gestion des signaux

La sous-couche PMA concerne l’émission et la réception des signaux, ainsi que la gestion physique de la liaison. L’émission et la réception sont effectuées chacune sur une paire (lorsque le câble est métallique) ou une fibre.

Une procédure spécifique de détection de défaut est prévue, en option, lorsque le câble ne permet pas de réaliser le processus complet d’auto-négociation.
Sans auto-négociation et sans détection de défaut distant, l’apparition d’un défaut sur une seule voie d’une liaison ne peut être détectée que par l’équipement qui utilise cette voie en réception. L’autre équipement, qui peut être le hub, n’a aucun moyen d’en être informé. Les équipements 10Base-T ou 10BaseFL ont la même limite : leur fonction link detection ne permet pas de rendre compte d’un défaut existant sur une seule voie.
La détection de défaut distant est un moyen d’informer les extrémités d’une liaison de l’apparition d’un problème sur une voie. Elle est basée sur la surveillance du signal link test pulse reçu sur la réception. Si ce signal n’est plus détecté, un signal particulier répété plusieurs fois est envoyé sur l’émission par la fonction link detection. Le signal est composé de 84 « 1 » suivi d’un « 0 » et ne peut être perçu comme un début de trame, afin de ne pas leurrer un équipement qui n’offrirait pas la fonction de détection de défaut distant.
La plupart des équipements 100Base-X gèrent  cette fonction de détection de défaut distant.

Ce test « test SQE » permet de vérifier le fonctionnement du mécanisme de détection de collision, indépendamment de l’émission et de la réception. Sur les câbles en paires torsadées et sur fibre optique, une collision se traduit simplement par une activité simultanée sur l’émission et sur la réception, sans nécessité de circuit spécifique. Le test « test de SQE » n’a donc plus lieu d’être en 100Base-X ; il est supprimé sur ces matériels. Par contre, il est présent au niveau des fonctions de gestion de l’interface MII.
L’absence de « test de SQE » pose un petit problème pour les équipements tels que certaines stations de travail qui s’attendent à recevoir ce signal. Une petite modification de leur gestion de l’accès au réseau est alors nécessaire pour effectuer les tests au niveau MII.

Une dernière modification est apportée par la norme 100Base-X dans la gestion des signaux par rapport aux normes 10Base-X ; la gestion de la fonction jabber. Une station 100Base-X ne peut se connecter sur un réseau qu’à travers un répéteur, qui constitue le point central (hub), alors que sur le réseau Ethernet classique avec du câble coaxial ce n’est pas le cas. La fonction jabber a donc été déplacée, sur les matériels 100Base-X, dans les répéteurs pour simplifier la conception des équipements.

100Base-TX / 100Base-FX

Comme on l’a vu les types de câbles utilisés en 100Base-X sont :

Les câbles100 ohms de catégorie 5.
Les câbles 150 ohms (STP , Shielded Twisted Pair).
La fibre optique multimode à gradient d’indice.

Les deux premiers concernent la norme 100Base-TX, le dernier la norme 100Base-FX. Les spécifications données pour l’utilisation de ces câbles sont directement issues de la norme FDDI, avec quelques différences mineures.

Les raccordements sont effectués avec les connecteurs hermaphrodites (parfois appelés data connecteurs) et SubD9 points. Ces derniers sont employés du coté des équipements actifs (hubs ou cartes adaptateurs), pour des questions d’encombrement, alors que le connecteur hermaphrodite se retrouve sur le pré-câblage.

Concernant la fibre optique, on trouve le même type de fibre qu’en Ethernet 10Base-FL : fibre multimode à gradient d’indice. La fenêtre utilisée est de 1300 nanomètres, au lieu de 850 nanomètres en 10Base-FL.
Nous verrons que les longueurs des liaisons fibres optiques sont par contre beaucoup plus faibles qu’en 10Base-FL ou FDDI.

Malgré la similitude entre les Normes Ethernet Rapide  (100Base-TX et 100Base-FX) et FDDI, il y a quelques différences importantes à prendre en compte.
La taille des trames au niveau physique (après codage 4B/5B) est de 3054 groupes, soit 1512 octets.
Les connecteurs prévus par la norme 100Base-FX sont MIC, ST ou SC. Ce dernier a la préférence, car il est moins onéreux. Par contre, le connecteur ST est encore beaucoup plus courant.
Lorsque le connecteur MIC est utilisé, il doit être de type Master, c’est à dire équivalent à un port de concentrateur FDDI.

3. 100 VG AnyLAN

Cette norme se propose de faire passer le débit des réseaux locaux existants de 10Mb/s à 100Mb/s pour les réseaux Ethernet et de 4 ou 16Mb/s à 100Mb/s pour les réseaux Token-Ring.
Le 100 indique le débit de 100Mb/s assuré par la norme.
VG provient de Voice Grade pour faire référence au moyen de transmission utilisé, car cette norme s’appuie sur du câble de qualité téléphonique.
La dernière partie du nom AnyLan est un rappel de l’atout majeur de la norme puisqu’elle s’adapte à tous les types de réseaux locaux.
Cette norme a connu un démarrage difficile car à son lancement à l’automne de 1994 seul Hewlett-Packard livrait des cartes et des concentrateurs qui utilisaient cette norme. Mais ses atouts techniques lui ont permis de rallier de grands constructeurs tels que Cisco,Compaq,Newbridge,...et cela dès le printemps de  1995, ce qui a contribué à son développement et à la multiplication du matériel proposé. Cela a eu pour principale conséquence de faire baisser les prix du matériel et de séduire un nombre croissant de clients.

Le protocole de communication

Lorsque la nécessité de passer à de plus hauts débits s’est faite, les concepteurs de la norme ont orienté leurs recherches en créant une technique d’accès au niveau de la sous couche MAC.
La norme 100 VG utilise ce protocole qui lui est particulier, le protocole DPAM (Demand Priority Access Method).Ce protocole appartient à la famille des protocoles de type polling.
C’est un protocole de type déterministe qui repose sur le principe suivant :
Nous avons un concentrateur central situé au sommet de la pyramide par rapport aux nœuds de réseaux connectés. Il sonde à tour de rôle (round robin poll)les autres concentrateurs, les équipements connectés qui lui adressent des requêtes. Il donne alors l’autorisation d’émettre. Lorsque plusieurs demandes en provenance des nœuds du réseau arrivent, le concentrateur central tient compte d’un niveau de priorité. Il existe des priorités dites hautes ou normales. Lorsque des priorités hautes sont enregistrées en même temps, le concentrateur attribue les autorisations d’émettre en fonction de l’ordre du numéro de port des stations connectées.
Cette procédure est identique lorsqu’il n’y a pas de conflit de priorités ; c’est à dire lorsque les priorités enregistrées sont normales.

Topologie :
La topologie d’un réseau local 100 VG doit être en étoile autour d’un concentrateur répéteur central qui gère les demandes du réseau. Le nombre de nœuds connectés ne doit pas dépasser 1024 et ce pour des raisons analogues à celle des autres normes précédemment étudiées. Le nombre de répéteurs que l’on peut mettre est de cinq au maximum, cette limitation est liée au temps que passe l’information dans les répéteurs.
La signalisation utilisée pour le 100 VG est la signalisation Quartet qui permet une transmission sur les quatre paires à une faible fréquence(30Mhz)
Le codage quant à lui est un codage 5B/6B.
Le 100 VG utilise du câble de type téléphonique c’est à dire quatre paires torsadées non blindées (UTP). On peut utiliser quatre paires UTP de type 3/4/5 sur des segments(station -concentrateur) de longueur maximale de 100 mètres. On peut également utiliser deux paires blindées (STP) de type 1 sur des segments de longueur maximale 100 mètres. On peut augmenter la longueur maximale du segment qui sépare le concentrateur de la station en utilisant deux paires STP de type 5. Elle passe alors à 150 mètres. De la fibre optique permet de faire passer la longueur maximale du segment à 2000 mètres.

4. Comparaison des solutions à 100 Mb/s

Nous venons d’étudier deux  normes concurrentes à 100Mb/s.Ce sont des normes qui bien que dissemblables cherchent à occuper un même créneau, celui des réseaux locaux à hauts débits.

Le protocole d’accès

Le 100Base-T reprenant le protocole d’accès CSMA/CD qu’il a en commun avec le 10BaseT, tandis que le 100VG-Anylan adopte un protocole qui lui est propre le DPAM.
Le protocole CSMA/CD est un protocole non déterministe ce qui implique des limites, ainsi la charge maximale représente 60% de la charge totale soit 60Mb/s.
Le protocole DPAM est un protocole déterministe, l’idée est de mettre en place un circuit virtuel entre l’émetteur et le récepteur pour qu’il n’y ait pas de collision. Cette caractéristique en fait un outil utile pour les applications sensibles aux délais. Ce mode d’accès permet d’attribuer deux classes de priorités ce qui évite l’échéance d’un Time Out (entre demande et transmission)
En conclusion, pour des applications sensibles aux délais, la norme 100VG et son protocole d’accès déterministe (niveau de priorité ) présente des avantages certains(applications temps réel).
? Câblage et topologie
Nous avons vu dans le descriptif des normes qu’aussi bien pour l’une que pour l’autre, un large éventail de câbles utilisables possible existe, ce qui a amené les organismes chargés de la normalisation à subdiviser la norme 100Base-T en sous familles en fonction du câblage utilisé(100 Base-TX,100 Base-T4,100Base-FX).
La norme 100VG est conçue sur un modèle différent puisqu’elle ne se découpe pas en plusieurs sous familles : elle s’adapte directement aux différents types de câblage existant avec des limitations de distances légèrement supérieures à celles de la norme 100Base-T.
Nous retiendrons donc un plus grand choix de câblage pour le 100VG par rapport au 100Base-T ainsi qu’une limitation en distance supérieure.

Comparaison technique

La norme utilisée(Ethernet, Token-Ring),le type de câblage existant, la topologie du réseau, ainsi que le type d’applications pèsent sur le choix de l’utilisateur pour sa migration vers une solution à 100Mb/s. L’utilisateur fera donc son choix de migration en fonction en tenant compte de ces critères.
Les résultats des tests effectués par la revue Data Communication International (mars 1996) sont les suivants  :
Ces tests ont montré que le 100Base-T présentait de meilleures performances dans les domaines suivants :
La transmission de données sous forme de trames courtes (64 octets).
La transmission de données sous formes de trames maximale (1500 octets).
Environnement client-serveur : le 100Base-T offre des transferts plus rapides en utilisant moins de ressources CPU.
Temps de traitement des données dans les stations : logiciel driver et adaptateur hardware plus performants.

Le 100VG montre quant à lui des performances approchantes ou légèrement supérieures au 100Base-T dans les domaines suivants :
La transmission de données sous forme de trames de dimension moyenne (1000 octets).
Introduction d’un niveau de priorité supérieur.

Nous dirons donc que le 100 VG présente des avantages grâce à sa compatibilité avec la topologie des réseaux locaux existants(Ethernet, Token-Ring)ainsi qu’une compatibilité avec un nombre plus grand de câblages et une limitation en distance légèrement supérieure, de plus le 100 VG permet une ouverture vers les applications sensibles aux délais.
Le 100Base-T lui présente surtout un avantage pour résoudre des problèmes d’engorgement des réseaux Ethernet pour des applications classiques, sans remettre en cause le câblage existant.

Conclusion

Puis nous avons étudié et comparé le 100Base-T et le 100VG-Anylan les deux normes à 100Mb/s qui prétendent prendre la succession du 10Base-T.
Nous avons vu que bien que bénéficiant d’une technologie prometteuse, le 100VG a du mal à s’imposer auprès des utilisateurs, ce qui permet à sa concurrente directe de régner sur le marché grâce à sa technologie qui est une amélioration de la technologie éprouvée du 10BaseT.
En effet les constructeurs ont développé toute une gamme d’équipements qui permettent de faire cohabiter sur un même réseau des segments à 10Mb/s et des segments à 100Mb/s.
Il semble donc que le sort de la bataille pour le marché du haut débit soit scellé.
Mais l’apparition d’un nouveau concurrent qui proposant une technologie assurant à l’utilisateur des débits très élevés commence à séduire ceux qui ont des besoins vitaux en hauts débits. La commutation ATM est cette nouvelle technologie qui a le vent en poupe et qui pourrait venir supplanter les deux concurrents qui se disputaient le marché du haut débit.

Anthony Fradera
 




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